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Action contre la Faim Burkina et ses partenaires plaident pour la nutrition et la gestion des risques de catastrophes

lundi 18 mars 2019

L’ONG Action contre la Faim en consortium avec Gret, Helvetas, et Tin Tua a organisé du 13 au 14 mars 2019 un atelier de plaidoyer à l’endroit des 12 communes d’intervention du projet RESIANE des provinces du Gourma, de la Komondjari et de la Tapoa. Réunis à Diapaga pendant deux jours durant, sous la présidence du Haut-Commissaire représenté par son Secrétaire Général, les différents acteurs se sont penchés sur l’intégration et le suivi de la nutrition ainsi que la gestion des risques de catastrophes dans les plans communaux de développement.

Action contre la Faim Burkina et ses partenaires  plaident pour la nutrition et la gestion des risques de catastrophes

Depuis juin 2017, Action contre la Faim Burkina et ses partenaires Gret, Helvetas, et Tin Tua sur financement du Fonds Fiduciaire d’Urgence pour l’Afrique de l’Union Européenne (FFU) mettent en œuvre un projet intitulé RESIANE « Renforcer durablement et de manière intégrée la résilience des populations vulnérables à l’insécurité nutritionnelle dans la région de l’Est ». Le projet intervient dans les provinces du Gourma (Matiacoali ), de la Komondjari (Bartiébougou, Gayéri, Foutouri) et de la Tapoa (Botou, Diapaga, Kantchari, Logobou, Namounou, Partiaga, Tambaga, Tansarga).

Dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet, beaucoup d’actions ont été menées au nombre desquelles figurent le renforcement du système de santé et de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, l’amélioration de la couverture de la PCIMA, et de la gouvernance locale ,le renforcement de l’hygiène et l’assainissement dans les ménages, le renforcement de la gouvernance locale , le développement des activités génératrices de revenus, l’aménagement des jardins de la santé et des jardins de case, la récupération des terres dégradées, les filets sociaux , la mise en place des fonds de contingence, la cartographie des zones à risque, la mise en place, formation et équipement des comité d’alerte précoce.

Selon les résultats de l’enquête nutritionnelle SMART de 2017, la prévalence de la malnutrition aigüe était de 10,8% dans la région de l’Est, celle du retard de croissance de 34,3% et l’insuffisance pondérale de 23,4%. Aussi, selon le Conseil National de Secours d’Urgence et de Réhabilitation (CONASUR) et le Bureau de coordination des affaires humanitaires du système des Nations Unies au Burkina, la situation des inondations et vents violents au cours de la saison des pluies de 2017 au niveau de la région de l’Est indique des chiffres encore plus inquiétants, 13 782 personnes affectées sur les 30 862 cas au plan national, soit 45% des personnes sinistrées.

C’est dire donc que la malnutrition et les catastrophes présentent une entrave au bien-être des populations de l’Est, surtout des plus vulnérables notamment les enfants de moins de 5 ans, et les femmes enceintes et allaitantes. Pour ce faire, une synergie d’action est nécessaire pour lutter contre ces fléaux. C’est dans cette dynamique que le consortium RESIANE composé des ONG Action contre la Faim, Gret, Helvetas, et Tin Tua ont organisé un tel atelier pour permettre aux collectivités territoriales de s’approprier les thématiques de nutrition et de gestion des risques de catastrophes pour mieux les prendre en compte dans leurs plans.

Au cours de ces deux jours d’atelier, les agents des collectivités territoriales ont mené des réflexions sur les deux thématiques suivant les opportunités à saisir, les possibilités et stratégies de mobilisation de ressources externes et internes, les stratégies d’amélioration du suivi-évaluation des PLD ainsi que des propositions et remarques générales pour la prise en compte desdites thématiques dans les PLD. En vue de mieux orienter les acteurs des communes le Guide pour la prise en compte de la nutrition dans les Plans et Stratégies Locaux de Développement produit par le REACH leur a été présenté et mis à leur disposition.

Des engagements ont été également pris par les collectivités territoriales. Il s’agit entre autres de : mettre en place une sous-commission « volet nutrition » ; travailler à une meilleure appropriation du plan de contingence dans les communes concernées ; et impliquer les partenaires techniques et financiers dans l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi-évaluation des PLD.

Dans cette même lancée M. TANKOANO Kondja Augustin, Maire de la commune urbaine de Diapaga, affirme que les communes qui ont déjà élaboré leurs PCD s’engagent à réviser le document pour pouvoir prendre en compte ces notions et ceux dont les PCD sont en cours d’élaboration s’engagent à les intégrer dans les plans communaux de développement. Enfin, l’ensemble des maires ont pris l’engagement de mettre en place des cellules pour l’élaboration de projets allant dans le sens de ces deux thématiques.

Abdoul Karim LAGAFOU

Responsable projet communication pour le développement

Action contre la Faim Mission Burkina Faso

Base de Fada N’Gourma

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